Ne pouvant utiliser le discours anti-terroriste (la république d'Ossétie du Sud n'a jamais procédé à un acte terroriste contre la Géorgie), le gouvernement géorgien cherche à écorner l'image des séparatistes, faisant de la petite république un repère de trafiquants de drogue. Hors, Edouard Kokoity s'est justement depuis longtemps montré clair sur ce plan en liquidant le clan Tedeiev, impliqué dans le trafic de drogue, qui avait contribué à l'amener au pouvoir.

Partant du principe que de nombreux ossètes se sentent géorgiens, et que seuls leurs dirigeants et une partie du peuple sont des “bandits”, la Géorgie a proposé l'accueil aux réfugiés. Il est significatif de noter que les 30000 réfugiés sont partis vers Vladikavkaz en Ossétie du Nord et non à Tbilissi, en Géorgie.

Laurent Alibert