Voici la suite du reportage par SMS de la femme journaliste, pour http://www.osradio.ru Une fois encore merci à Madina pour la traduction. 

13/08 - 00 : 49

La guerre en Ossétie du Sud (par SMS)

Notre correspondante de nous envoyer des messages depuis Tskhinvali.

12/08/2008 

6 : 45 -  La première nuit sans bombardements. Le silence est assourdissant. On va réchauffer le four à bois pour boire le thé avec les soldats.

6 : 50 - Les grenouilles sont peut-être parties avec les Géorgiens, parce qu'avant elles chantaient et maintenant tout est silencieux.

7 : 01 - On entend des bruits de bombardements du côté des Géorgiens. C’est comme de la musique Blues. Ils ont laissé toutes les armes et se sont enfuis, les « tigres ». Ils sont désormais repoussés à 20 km.

9 :58 - L’officier demande aux soldats d’aller dans la cave quand il y a des tirs. Hier, les soldats avaient honte, ils lui ont dit : « arrêtez de nous envoyer dans la cave ! Les femmes restent dans la cour ! »

10 : 07 - Hier,  un correspondant européen est descendu dans notre cave. Nous l’avons viré.  Il ne publie pas tout ce qu’il faut. Denis, [le fils de notre correspondante - note de osradio.ru] dit : « ayez pitiez de lui! », puis « Monsieur, faites une photo de moi, je suis le seul enfant dans cette cave! C’est du bon matériel ». Le correspondant est heureux.

18 : 25 - Mon mari dit à Denis par téléphone : « Dis à ta mère, cette idiote, qu’elle doit partir ! » Alors, Denis dit : « Papa, il n’y a que les capotes qui partent, nous on va rester. » Il ne connaît même pas le sens du mot qu’il utilise. J

19 : 09 - Dix hommes médecins ont portés sur leur dos les blessés dans des caves. 168 blessés.

19 : 12 - Beaucoup de bénévoles nous aidaient, nos jeunes, nos médecins ossètes, et des hommes venus des autres villes. Les salles d’opérations sont à côté des tuyaux de canalisation. L’odeur est terrible. Je filme tout ça.

19 : 25 - Quand le président est arrivé, le ministre de la santé et les chefs-médecins l’ont accueilli et lui ont dit tout ce qu’ils ont fait. Poupouch et Djino, (de simple médecins, ce sont leurs surnoms) sont restés sans maisons et ont soignés 235 hommes blessés à 2 heures du matin. Héroïque.

19 : 39 - Le correspondant étranger a demandé s’il y avait plus de mort militaires ou civils. Le médecin légiste à commencé à pleurer. Il a levé les draps – une montagne de morts : rien que des vieux et des femmes.

19 : 48 - Village Khetagourovo (village à 5 km de Tskhinvali) 6 filles ont été violées. Puis brûlées dans les maisons.

20 : 06 - Gamidov, un azerbaïdjanais a été en Géorgie. En Géorgie, il a laissé ses parents. Il s’est battu avec nous contre les Géorgiens. Il a détruits des tanks  géorgiens. Sa femme est ossète. Il est gravement blessé. Il est à Vladikavkaz. Les garçons sont inquiets pour lui.

21 : 31 - Soslan, le fils de Dima, a aussi beaucoup aidé à l’hopital. Il a porté les malades du 5ème étage à la cave.